Passé cette ligne fatidique des 100 kilomètres au-delà de la capitale la vie n'est plus la même. Villages quasi à l'abandon, chemins de terre défoncés, parcourus par le vieux camion poussif de Boris et Olga, épiciers ambulants. Ils apportent aux quelques habitants qui restent encore ici, outre un peu de chaleur humaine et de bonne humeur, les denrées indispensables qu'ils ont à disposition : du pain, un peu de fromage, de temps en temps quelques poissons à l'odeur douteuse et parfois – mais c'est plus rare – de la bière ou même une bouteille de vodka.
Une fresque dépeignant sans concession une contrée où la civilisation s'est évanouie, où le temps semble s'être arrêté il y a cent ans.
L'Oisiveté est la mère de tous les vices ! L'oisiveté est la mère de tous les fils…. Si l'on en croit Boris Vian, c'est par pur désœuvrement qu'Adam et Eve finirent par utiliser des organes, dont le Père Eternel les avait dotés, sans trop savoir à quoi ils pourraient bien servir. Le Serpent n'y est pour rien, voyez-vous, dans cette affaire : il refusera les avances de notre ardente grand-mère et entre nous, il s'en faudra de peu qu'il ne séduise Adam. Il lui préférera l'Archange Gabriel qui, depuis, n'arrête pas de se disputer avec lui.
Mais, si vous le voulez bien, rendons-nous au Paradis Terrestre…
Diane a disparu depuis trois jours. Ses deux amis Pascal et Bastien se demandent ce qu'elle a bien pu devenir lorsque Pascal, en visite au Musée des Arts tombe en arrêt devant une statue de Diane Chasseresse qui ressemble étrangement à la vraie Diane qu'il connait. Il en parle à Bastien et ils retournent ensemble au musée. Bastien, plus pragmatique, essaie de raisonner son ami. Oui, il y a bien une vague ressemblance, quelques similitudes, mais pas de quoi en faire toute une histoire. Mais il y a aussi cet étrange gardien qui a l'air d'en savoir beaucoup sur cette statue et qui a une attitude bizarre.
Bastien y retourne une troisième fois et là, alors qu'il se trouve seul dans la salle de Diane Chasseresse, une voix s'élève et l'appelle...
Le docteur Marc Renaud est le médecin traitant du commissaire Poulain. Un jour, il débarque au commissariat, dans tous ses états. Son épouse Stéphanie a un amant et veut le quitter pour aller vivre avec lui. Seulement, le jeune homme est volage et inconstant. Effondrée, Stéphanie se suicide. Le docteur Renaud, veut se venger de celui qui aurait causé la mort de sa femme. Arrivera-t-il à ses fins ?…
d’après une nouvelle de Christian MANDON adapté par Pierre BASSOLI
A l’enterrement de son oncle Adrien, Christian Reilhac remarque une curieuse couronne qui a été déposée parmi celles de la famille avec cette inscription mystérieuse : Les Archéos à notre frère. Deux jours plus tard, à Saint-Cernin, dans la maison qu’habitait son parent, Christian découvre dans les papiers de son oncle une pile d’agendas quasiment neufs avec quelques vagues notes ou un numéro de téléphone par-ci, par-là. Pourquoi acheter tant d’agendas pour ne pas s’en servir ? Hervé Bessenay, son ami d’enfance et Pedro, le patron du seul bistrot de Saint-Cernin, le mettront-ils sur la voie du mystère qui plane au-dessus de ces « Archéos » ?
A la fin de leur partie de chasse, trois amis tombent en panne. En attendant qu'on vienne les chercher, ils se réfugient dans le Manoir de la Ravachière, lieu que l'on croit abandonné, mais y sont accueillis par un homme mystérieux qui les installe au coin du feu et leur offre une Fine Champagne.
L'un des chasseurs, Frédéric Bard, est attiré par une statuette au pied de la cheminée représentant un jeune garçon qui joue de la flûte. Le visage de ce garçon lui rappelle un de ses amis d'enfance...
1ère partie : durée 35:10 minutes
Le Garçon à la Flûte d'Or
Frédéric Bard raconte alors à ses amis une visite qu'il avait faite avec sa classe aux arènes romaines de Vienne. Son ami Albert, un garçon timide et réservé, s'était malencontreusement laissé enfermer dans une salle contenant des statues antiques. Dans une vitrine restée éclairée, il avait été attiré par une flûte en or qui avait appartenu au fils du général romain Cirius. Pris d'une impulsion subite, le petit Albert avait brisé la vitrine et s'était emparé de la flûte d'or avant de s'enfuir par un soupirail. Errant dans les arènes il s'était alors trouvé en présence d'une imposante statue romaine qui n'était autre que celle du général Cirius et, ne sachant pas pourquoi, s'était mis jouer de cette flûte, en tirant des sons pas très harmonieux. Cependant, la statue se mit à s'animer et à parler au jeune garçon...
2ème partie : durée 21:03 minutes
Un Étrange Portefeuille
L'histoire de Frédéric Bard a impressionné ses auditeurs et le deuxième chasseur, Armand de Camare, pense que lui aussi a vécu une aventure aussi étrange et quelque peu surnaturelle.
Quelques années auparavant, en vacances aux sports d'hiver, il rencontra un vieil ami, Pierre Masson, qu'il avait connu pendant la Résistance et qu'il n'avait pas revu. Ce dernier était avocat et invita De Camare à assister à un procès durant lequel il devait plaider pour défendre un personnage pittoresque et hors du commun, un vagabond nommé Nestor Plantevin, dit « La Bouteille ». Celui-ci comparaissait pour conduite en état d'ivresse et outrage à agent de la force publique. Parmi les explications farfelues qu'il donna, il raconta qu'il avait trouvé dans les bois un portefeuille duquel il extrayait un nouveau billet de 100 F chaque fois qu'il le ressortait de sa poche ! La Cour ne le crut pas et le condamna à 500 F d'amende qu'il ne put payer, essayant pourtant en vain de les extraire de son fameux portefeuille. Pris de pitié, Armand de Camare s'acquitta de son amende et en remerciement, le clochard lui fit cadeau du portefeuille qu'il garda comme porte-bonheur.
Mais lorsque de Camare montra ce portefeuille à ses amis, quelle ne fut pas leur surprise !...
3ème partie : durée 28:43 minutes
Une Grand-Mère en Or Massif
Sven Jensen, le troisième chasseur, pense que chacun d'entre nous est amené parfois à vivre dans une sorte de 5ème dimension. Il se met alors à narrer une histoire étrange.
Vingt-cinq ans auparavant, lorsqu'il vivait encore au Danemark, il possédait des chevaux de course. Un jour, il fit la connaissance d'un homme original, Yan Nikobsen, passionné de courses de chevaux et mécanicien de profession, amateur de voitures anciennes. Il voulait à tout prix acheter la vieille Rolls-Royce 1910 qui avait appartenu à la grand-mère de Jensen et qui croupissait dans une grange. Jensen qui ne croyait pas que cette ruine puisse à nouveau rouler un jour proposa à Nikobsen de lui faire cadeau de la voiture si, dans un an jour pour jour, il la lui ramenait réparée et en état de rouler.
Ce qui fut fait et un an plus tard, Nikobsen partait, heureux, au volant de « sa » Rolls lorsque tout à coup, une voix s'éleva derrière lui. Se retournant, il découvrit, assise sur la banquette arrière, une vieille dame vêtue d'une robe en dentelles et coiffée d'une capeline d'un autre temps.
Et ce fut pour lui le début de la fortune... Mais toute fortune a ses revers...
4ème partie : durée 52:33 minutes :
Le Châtelain de la Ravachière
C'est au tour maintenant de François Verrières, le châtelain de la Ravachière qui a acueilli les trois chasseurs dans son manoir.
Il avait terminé son dernier roman – François Verrières était écrivain – et il rentrait à Paris retrouver sa femme. C'était la veille de Noël et il avait hâte de lui faire la surprise, rentrant plus tôt que prévu. Mais la suite il l'avait pressentie puisque, comme le héros de son roman, il trouvait sa femme dans les bras de son amant. Tout comme son héros, il tourna le dos sans un mot et prit la fuite au volant de sa Ferrari, espérant rencontrer en face de lui un dix tonnes qui mettrait fin à son cauchemar.
Il tomba sur un barrage de police. Un accident, avec un dix tonnes justement, mais ce n'était pas lui. Poursuivant son chemin, se trompant de route, il finit embourbé dans un chemin de terre et rencontra un étrange personnage armé d'un fusil de chasse, vêtu comme dans un autre temps, se présentant comme le Comte Audémar de Hauterive. Il l'hébergea, lui présenta sa belle-fille Isabelle dont Verrières tomba éperdument amoureux. Elle était la veuve du fils du Comte qui se prénommait François, tout comme lui ! Coïncidence ?
Une nuit, alors qu'il allait enfin connaître la félicité avec sa bien-aimée, celle-ci disparut subitement, comme évaporée... Il se réveilla au volant de sa voiture toujours embourbée.
Avait -il rêvé ? Ou alors était-ce lui qui avait eu cet accident avec le poids-lourd et il était déjà mort ?
Sven Jensen aura la réponse à ces questions lorsqu'il sera revenu de cette partie de chasse et de cet étrange rendez-vous au Manoir de la Ravachière.